Si tu ne peux pas te Rappeler, Pense!

(novembre 2018)


SI TU NE PEUX PAS TE SOUVENIR, PENSE!

Je me souviens des jours d'autrefois,
je me redis toutes tes actions,
sur l'oeuvre de tes mains je médite.
Fais que j'entende au matin ton amour, car je compte sur toi.
Montre-moi le chemin que je dois prendre :
vers toi, j'élève mon âme !
Psaume 142: 5, 8

Il y a plusieurs années, la Légion royale canadienne a utilisé un slogan pour le jour du Souvenir: SI TU NE PEUX PAS TE SOUVENIR, PENSE! Je pensais que c'était un dicton brillant. Dans notre pays, nous avons été bénis. Très peu d'entre nous ont une expérience réelle de la guerre et de tout ce que cela implique. Cette année, alors que nous célébrons le 100e anniversaire de l'armistice de la Première Guerre mondiale, nous devons peut-être nous souvenir ou penser à beaucoup de choses.

À la fin de la guerre, la première guerre mondiale était intitulée «La guerre pour mettre fin à toutes les guerres». Nous savons tous ce que ça a donné. La guerre suivit la guerre. Entre 38 et 40 millions de personnes étaient mortes au cours de la Première Guerre mondiale, des armes chimiques ont été introduites à grande échelle, les soldats rentrés chez eux ont provoqué une pandémie de grippe jamais vue, des familles écrasées et la pauvreté retrouvée dans de nombreux pays. Et ce ne sont là que quelques-unes des choses que nous a données la Grande Guerre!

Pourquoi devrions-nous nous souvenir de choses aussi terribles? Ne pouvons-nous pas simplement oublier la tragédie et passer à un meilleur endroit et au meilleur moment?

Malheureusement, je pense que la réponse est NON. Il y a un adage ‘Ceux qui ne peuvent pas se souvenir du passé sont condamnés à le répéter’ cela sonne juste. Si nous ne pouvons pas ou ne nous souvenons pas de l’horreur de la guerre, nous pouvons être trop pressés de risquer un autre conflit, plus de vies perdues, plus de familles qui souffrent.

De la même manière, si nous ne pouvons pas nous souvenir de la pauvreté, de la faim, de la maladie, de l’incarcération ou de toutes sortes de souffrances, nous risquons de fermer les yeux sur ces fléaux sociaux et de leur permettre de continuer à vivre en pleine prospérité.

La semaine dernière, j'étais à Peterborough pour une journée comprenant une course de sensibilisation le matin et un atelier de spiritualité l'après-midi. Un Vincentien de la région et moi-même parcourions le centre-ville en offrant des sandwichs que nous avions préparés auparavant aux personnes qui se trouvaient dans les rues. Nous prîmes un raccourci dans une aire de restauration où nous fûmes arrêtés par un homme assis avec une tasse de café et de la nourriture. Il nous demanda qui nous étions et nous lui dîmes. Il nous remercia de l'avoir fait et nous dit qu'il avait participé au POSPH et que tout alla bien maintenant, qu'il dirigea sa propre petite entreprise. Il nous dit également qu'il tendit de se rendre dans la région tôt le matin, où il rencontra des sans-abri avec qui il discuta et pour qui il acheta du café ou un snack.

L'homme que nous rencontrâmes a touché ceux qui étaient dans le besoin parce qu'il se souvenait d'être pauvre. quant à nous, mon ami vincentien et moi, nous fîmes parce que nous sommes appelés par Dieu à réfléchir et à agir face à la pauvreté de toutes sortes. Nous ne pouvons pas nous en souvenir, nous devons donc réfléchir. C'est notre vocation.

Que Dieu nous bénisse et ceux que nous servons,

Denise

Coin de la Spiritualité

Réflexions mensuelles
par diacre John Girolami,
Conseiller Spirituel, CRON